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José Ribeaud
écrit le 09.07.2013 dans Beaux-arts


Le plus français des peintres allemands

Max Liebermann (1847 – 1935) a vécu la grande époque des impressionnistes français à Paris. Il a participé à d’historiques expositions et, de retour en Allemagne, est resté fidèle à ses maîtres Manet, Monet, Corot, Millet, Daubigny. Une superbe exposition «Libermann et la France» est présentée à Berlin jusqu’au 12 août.

La vie parisienne de Max Liebermann fut, pendant de longues années, pleine de déboires, de discriminations, d’exclusion. Mais finalement, sa persévérance et, surtout, son talent s’imposèrent. D’abord méconnu du public français et rejeté même par la presse par chauvinisme, Liebermann fut finalement le premier peintre allemand à connaître la gloire en France en particulier au Salon de Paris en 1882 où les critiques lui décernèrent le titre d’impressionniste.

L’actuelle exposition à la Villa Liebermann au bord du Wannsee dans la banlieue huppée de Berlin où il vécut les 25 dernières années de sa vie permet au visiteur de prendre la mesure du rôle essentiel qu’il a joué dans les échanges artistiques franco-allemands et de son appartenance à l’école de Barbizon, cette localité située dans la forêt de Fontainebleau qui inspira les impressionnistes français. Max Liebermann lui-même, de retour à Berlin, peignit un imposant et très représentatif tableau intitulé «La Récolte de pommes de terre à Barbizon». Cette œuvre est exposée à la Villa Liebermann ainsi que d’autres paysages et scènes de la vie rurale. Quant à l’art du portrait, il s’y familiarisa au cours de plusieurs séjours en Hollande et le pratiqua jusqu’à sa mort en 1935.

Il fit découvrir aux Allemands Picasso, Matisse, Braque et les fauvistes. Il fut l’instigateur et le président de la Sécession berlinoise, école qui regroupait des artistes en révolte contre le conservatisme, l’académisme et même le nationalisme ambiant. De 1920 à 1933, Max Liebermann dirigea l’Académie prussienne des arts avant de démissionner en raison de l’immixtion du nazisme dans la politique des arts. Il passa les dernières années de sa vie retranché dans sa villa et surtout occupé à peindre son jardin. Pour échapper à la déportation, son épouse prit une surdose de véronal. Elle mourut le 10 mars 1943 à l’hôpital juif de Berlin.

Tel Claude Monet et son jardin de Giverny, Max Liebermann peignit souvent son jardin de Wannsee, dans la banlieue de Berlin. Photo © J. Ribeaud


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