Le projet suisse est le seul de l’Expo présentant un pavillon ouvert de tous côtés. Un parcours en spirale fait d’abord découvrir une Suisse urbaine, ses habitants et ses défis technologiques. Quatre sous-thèmes sont abordés par le biais de 50 «petites histoires». |
Par un grand «siphon», le télésiège extrait le visiteur du milieu urbain vers le milieu naturel, à l’air libre: symbole d’une cohabitation harmonieuse entre ville et nature. |
La capacité de la structure est d’au maximum 3,5 millions de visiteurs défilant entre mai et octobre, soit un flux de 1500 visiteurs par heure. |
Le pavillon est entouré d’un rideau composé de 11 000 cellules solaires rouges, déclenchant des flashs blanc bleuté (lampes LED). Elles sont indépendantes, mais se synchronisent entre elles pour lancer des vagues aléatoires de lumière. Le flash d’un seul appareil photo peut déclencher une de ces gigantesques «ola». Vous avez dit coup de génie? |
Le «Performance Center», l’un des bâtiments chinois de l’Exposition universelle, défie à lui seul l’imagination. Le pavillon de la République populaire de Chine se trouve derrière. |
Le chantier du pavillon chinois a débuté en novembre 2007. Il a une superficie de plus de 160 000 m2 et comporte deux bâtiments: l’un national, l’autre régional. |
A Shanghai, l'Expo universelle 2010 se prépare à accueillir 80 millions de visiteurs autour du thème «Meilleure ville, meilleure vie». La Suisse y sera présente avec un pavillon ludique, décliné au naturel.
En vidéo: une visite virtuelle du pavillon suisse. |
Si l'intérêt de nos entrepreneurs pour la Chine paraît aller de soi, la sympathie des Chinois pour la Suisse demeure une énigme. Quel serait l'intérêt d'un empire pouvant contenir notre pays plus de 233 fois?
Le lien sino-suisse, fût-il essentiellement diplomatique, n'en demeure pas moins réel, et ce depuis exactement soixante ans. Pour preuve, le projet helvète à Shanghai figure sur toutes les affiches promotionnelles de l'Exposition universelle, dont le coup d'envoi est fixé au 1er mai 2010. Mieux, l'emplacement accordé aux Suisses sur le site de l'Expo (qui s'étend sur 4 km2 de part et d'autre du Huangpu) est extraordinaire.
«Notre pavillon jouxte le pont qui enjambe le fleuve, informe Xenia Schlegel, de Présence Suisse, à Berne. Ce pont est la voie d'accès au site. Les 80 millions de visiteurs attendus, dont 98% de Chinois, l'apercevront tout de suite en arrivant.» Joli coup de pub, quand on songe aux 180 pays exposants...
L'équipe de Présence Suisse mandatée pour «tenir» le pavillon à Shanghai s'attend au minimum à 2,5 millions de visiteurs. Un défi logistique et culturel de taille. Les enquêtes menées sur place dès 2005 ont révélé que les Chinois associent la Suisse à des stéréotypes: la montre, les montagnes, le chocolat. Mais notre savoir-faire en matière de développement durable, par exemple, passe inaperçu.
Les concepteurs du pavillon ne pouvaient pas tabler sur des clichés. Au-delà des attentes économiques, l'Expo vise un réel partage d'expériences. «Better city, better life»: la majorité des pays en présence insistent sur les innovations technologiques.
Le projet suisse, fruit d'un concours emporté par le consortium bâlois Buchner & Bründler et Element GmbH, a pris le contre-pied de cette optique.
D'un coût de 20 millions de francs, le pavillon s'adapte à la thématique de l'Expo par le biais de quatre sous-thèmes: qualité de l'air, construction durable, transport public et qualité de l'eau.
«Faire la leçon ne sert à rien, analyse le Bâlois Andreas Hunkeler, scénographe du pavillon. Nous avons préféré montrer comment la Suisse réussit à faire cohabiter milieux urbains et milieux naturels.» Ainsi, le langage visuel du pavillon emprunte à la symbolique chinoise: les principes du yin/yang, la couleur rouge, les ellipses rappelant le chiffre 8 (chance).
Sa forme est celle d'une carte géographique imaginaire afin de rappeler que les solutions helvétiques de développement durable peuvent être réalisées partout. Il y suffit d'une réelle prise de conscience. Et d'un peu d'amitié aussi... pas seulement pour la Suisse, mais pour le monde entier.
A gauche: le trio de tête Kieu D. Tran, 30 ans, Berne; Xenia Schlegel (chef du team), 44 ans, Zurich; Clelia Kanai, 32 ans, Zurich. Spécialistes marketing et communication, Présence Suisse.
A droite: Adreas Hunkeler, 44 ans, Bâle, scénographe du pavillon.
Andreas Bründler, 42 ans, Bâle, architecte responsable du pavillon.
A gauche: Manuel Salchli, directeur du pavillon, 44 ans, Berne.
A droite: la cheffe de projet Anne-Sophie Cosandey, 40 ans, Fribourg.










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