
Dire que le pire reste à venir
Comme tous les matins, vous amenez votre petite princesse à l'école. Dans le vestiaire, vous découvrez un nouveau visage, et il ne vous faut qu'un bref instant pour deviner que vous avez devant vous, le fameux, l'unique : Gaétan
Effectivement, il suffit de voir le comportement des deux filles qui l'entourent (dont votre fille hélas) pour remarquer que vous avez affaire au tombeur de ces dames.
A cinq ans et demi, cela donne déjà un avant goût de comment cela sera dans dix ans :
Leila* et Petite fille rient à gorge déployée sur un fait dont le comique vous dépasse entièrement : «Gaétan a oublié de mettre son écharpe sur son crochet ». L'œil qui frise, elles minaudent en l'appelant pour qu'il revienne. Ce qu'il fait, passablement blasé en roulant les mécaniques (vous montrant par là que même un enfant de six ans sait le faire, cela doit être une histoire de gènes).
La scène est d'autant plus pitoyable que dans leur classe il y a plus de trois garçons pour une fille et qu'il serait tout à fait légitime de s'attendre à ce que la situation soit inversée. Mais non, tant que leurs hormones n'auront pas appelé la cavalerie, ce sont les filles qui courent après les garçons. Alea jacta est.
Vous craignez bien que lorsqu'elles auront quinze ans et demi, vous aurez droit à un spectacle identique ou presque, dans lequel Leila et elle, la bouche en cœur, s'essemaisseront des « il est trop beau. Il m'a regardée, c'était trop génial ou il ne m'a pas regardée, je suis trop dégoûtée ».
Mais ce qui est rassurant, c'est que vous aussi, dans dix ans vous serez la même, celle qui pense très fort : «Qu'est-ce qu'elle peut bien lui trouver ? J'espère quand même qu'il ne va pas roter à table!».
* Prénom fictif, vous tenez à sauvegarder l'honneur de cette jeune damoiselle
Je te confirme : à 14 ans, c'est "il est trooooooooooop beau ! Il sortir "si tu veux, je peux aller lui dire qu'il est vraiment trop sympa et qu'il pourrait être un peu plus peau de vache ?" ;-)









