
Les 3 écureuils
Trois écureuils, voulant sauver d'une mort certaine une troupe de mulots qui couraient vers un précipice, tentèrent de les arrêter.
Le premier se jeta à leur rencontre en leur intimant l'ordre de s'arrêter. L'autorité dont il voulait faire preuve n'eut aucun effet et il fut piétiné par la troupe qu'il voulait sauver.
Le deuxième, se croyant plus intelligent, se jucha sur un arbre, harangua les mulots afin des les convaincre de la stupidité de leur comportement, mais son souci de convaincre n'eut aucun effet. Il vit avec désespoir la troupe continuer son chemin.
Le troisième, ne disant rien, se plaça en tête de la troupe, se mit à courir au même rythme et dans la même direction qu'elle, puis, au bout de quelques instants, lorsqu'il se sentit bien intégré et accordé à chacun, il bifurqua doucement et les entraîna loin du précipice et de la mort certaine.
Au fond du trou...
Et voilà une petite histoire lorsqu'on est au fond du trou... ;-)
Un jour, un âne tomba dans un puits. Durant des heures, l'animal gémit pitoyablement et le fermier à qui appartenait l'âne se demandait quoi faire.
Finalement, il décida que l'animal était vieux et que le puits pouvait disparaître. De toute façon, ni l'un ni l'autre n'était plus rentable. Il demanda alors à quelques voisins de venir l'aider. Tous prirent une pelle et commencèrent à boucher le puits.
Au début, quand l'âne réalisa ce qui se passait, il se mit à braire horriblement. Puis, à la stupéfaction générale, il se tut. La besogne se poursuivait.
Au bout d'un moment, le fermier finit par regarder au fond du puits. Il fut consterné par ce qu'il vit. Après chaque pelletée qui tombait sur lui, l'âne s'ébrouait pour rejeter la terre et la piétinait.
Un peu plus tard, l'âne apparut, sortit du puits et se mit à gambader...
Cette histoire me fait aussi penser à celle des deux souris tombées au fond d'un pot de crème... Vous la connaissez ? C'est une classique des "coachs" en entreprise :
La première souris se décourage assez rapidement et se dit qu'il n'y a pas d'issue. Inutile dès lors de faire durer l'agonie et elle se laisse couler dans la crème. Elle se noie.
La seconde, au contraire, décide de lutter jusqu'au bout même si elle ne voit pas de solutions. Elle continue à nager toute la nuit. Au matin, la crème s'est transformée en beurre et elle parvient à sortir du pot...
Comme quoi, quand on est au fond du trou... y a d'l'espoir ! Non ?
Bon dimanche et bon début de semaine !
La course des grenouilles
Il était une fois une course de grenouilles. Le but de cette course était d'atteindre le sommet d'une haute tour. De nombreuses personnes se réunirent pour les voir et les soutenir. La course débuta.
En fait, les spectateurs croyaient qu'il était impossible pour les grenouilles d'atteindre le sommet de la tour, et tous les commentaires qu'on pouvait entendre étaient de cette nature : "Quelle peine ! Elles n'y arriveront jamais!"
Les grenouilles, en entendant ces paroles, commencèrent à douter d'elles-mêmes. Les spectateurs poursuivaient : " Quelle peine ! Elles n'y arriveront jamais !"
Et les grenouilles, une par une, acceptèrent leur défaite. Toutes abandonnèrent la course à l'exception d'une grenouille qui continua de grimper, et qui avec un énorme effort sur la fin, atteignit le sommet de la tour.
Une des grenouilles qui avait renoncé à la course s'approcha alors de la grenouille victorieuse pour lui demander comment elle avait fait pour terminer ce périple. Et elle découvrit que la grenouille victorieuse était sourde...
Comme quoi parfois, c'est mieux de fermer ses oreilles... (que j'me dis)
A méditer... :-)
Le combat intérieur
Après une semaine dense de formation en hypnose*, voici une petite métaphore :
Un soir, un vieil Amérindien parlait à son petit-fils du combat qui se livre à l’intérieur de chacun de nous.
Il l’expliqua ainsi:
“Il y a deux loups en chacun de nous.”
“Il y a le loup du Mal. C’est la colère, l’envie, la jalousie, la tristesse, le regret, l’avidité, l’arrogance, l’apitoiement, la culpabilité, le ressentiment, l’infériorité, le mensonge, l’orgueil, la supériorité et l’ego.”
“Et il y a aussi le loup du Bien. C’est la joie, la paix, l’amour, l’espérance, la sérénité, l’humilité, la bonté, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité, la compassion.”
Après avoir réfléchi pendant un instant, le petit-fils demanda :
“Grand-papa, quel loup gagne ?”
Et l'aïeul de lui répondre simplement:
“Celui que tu nourris.”
Bon début de semaine !
*rassurez-vous, je ne vais pas vous mettre en transe hypnotique ;-)
Le nez de l'empereur
En des temps très anciens, dans un pays que nous connaissons maintenant sous le nom de Chine, vivait un empereur admiré de tout son peuple. Tout le monde en Chine, à cette époque, voulait connaître la longueur du nez de l'Empereur. Cependant, personne ne pouvait approcher l'empereur de suffisamment près, et encore moins lui toucher ou lui mesurer le nez, sans être condamné à mort sur le champ pour un acte aussi offensant.
Mais la curiosité du peuple était tellement grande qu'un groupe de sages se réunit pour réfléchir à une solution.
"Il y aurait bien une méthode" dit l'un d'entre eux, que tout le monde s'accordait à croire le plus sage. "Ce serait de demander au peuple de se prononcer. Préparons donc un questionnaire et envoyons des émissaires à travers tout le pays pour que tous se prononcent. L'avis du plus grand nombre ne peut être que juste..."
Des milliers et des milliers de questionnaires furent imprimés, et confiés à des messagers qui les distribuèrent à leur tour à chaque chef de village, afin qu'eux-mêmes les distribuent aux paysans. Avec l'aide de ceux qui savaient lire et écrire, chacun put ainsi répondre à une question simple : "Selon vous, quelle est la taille du nez de l'Empereur ?"
Ces milliers de milliers de questionnaires furent ensuite regroupés et confiés à un groupe de mathématiciens, chargés d'en faire la somme et de la diviser par le nombre de réponse. Après plusieurs mois de travail, les mathématiciens finirent par annoncer publiquement leur résultat : "Le nez de l'Empereur mesure 6,78454875 cm."
Les questionnaires ayant été conservés, quelques années plus tard, après de nombreuses recherches, ces mêmes mathématiciens proposèrent une méthode d'analyse statistique encore plus précise, laquelle écartait les données jugées "marginales", qui ne pouvaient être que le produit d'esprits dérangés et qui du coup étaient décalées par rapport à l'opinion honnête du plus grand nombre. Ainsi, grâce à des modèles numériques très complexes, la valeur déterminée pour la taille du nez de l'Empereur fut ramenée à 4,98454 cm.
A ce jour, aucune estimation plus précise n'a été proposée...









